Basketball Finale des Jeux Olympiques 2016

Le tournoi olympique de basket vient de se terminer par les victoires logiques et prévisibles des équipes américaines.

Passionné de basket et pratiquant à mes heures perdues, j’ai suivi ce tournoi et ai été très impressionné par les deux teams USA. Ce n’est pas par manque de galanterie, que je vais commencer par parler de l’équipe masculine, mais disons que, je garde le meilleur pour la fin.

Le team USA a terminé son tournoi en apothéose en écrasant la pauvre Serbie en finale. Les Serbes ont paru tendus et pas à la hauteur de l’évènement, mais que faire face à un Kevin Durant à ce niveau ? Rien, et malheureusement pour ses adversaires, il est très loin d’être isolé dans cette équipe.

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Cette équipe reste au dessus de ses concurrentes, bien qu’amputée de méga stars comme James, Curry, Harden, Westbrook et autres.
Les Etats-Unis ont un tel réservoir de joueurs, qu’ils peuvent malgré ces absences aligner un équipe très forte et très équilibrée.

De André Jordan est, avouons-le, très limité et très frustre en attaque, mais son équipe a plus besoin de sa défense et de sa présence au rebond offensif et défensif, que de sa faible capacité à scorer.
Je suis d’ailleurs très agréablement surpris par le fait, que ses adversaires n’aient pas pratiqué le terrible et casse rythme « hack-a-dede », afin de profiter de sa maladresse aux lancers francs.

La domination athlétique et collective des Américains peut se traduire en une stat, les 21 rebonds offensifs pris contre l’Espagne en demi-finale, offrant trop de secondes chances à un équipe, qui n’en a pas réellement besoin.
Par le passé, les équipes FIBA pratiquaient souvent la zone, afin de perturber les Américains et combler les lacunes défensives en un contre un. Ceci est devenu plus compliqué, avec notamment des joueurs comme Klay Thompson, qui sanctionne un décalage ou une impasse par un tir ouvert a 3 pts.

Mettre une correction à la Serbie n’était pas chose aisée, car il y a bien longtemps, que le reste du monde ne jouent plus Team USA en prenant des photos. L’écart s’est réduit, en témoigne les faibles écarts contre la France, l’Australie, ces mêmes Serbes en poule et les Espagnols en demi-finale. Nash, le canadien, Nowitzki l’Allemand, ont déjà connu les honneurs d’un titre de MVP sur une saison régulière. Beaucoup de joueurs non américains ont un rôle majeur dans leurs franchises respectives et, c’est un avis comme un autre, mais Gasol est peut être le meilleur intérieur du monde. Les matchs se jouent maintenant les yeux dans les yeux.

Je terminerais cet article par une mention spéciale pour l’équipe féminine, qui m’a énormément séduit. Je mentirais en disant que je suis un spécialiste de WNBA ou d’Euroligue féminine, mais les noms sur le parquet ne m’étaient pas tous inconnus.

J’ai senti que la marge avec les autres équipes était trop importante et que même un mauvais match ne porterait pas à conséquence sur le résultat final. L’écart moyen sur les matchs avoisine les 30 points. Quelle force collective et athlétique.

Une joueuse comme Taurasi a réellement montré des qualités de leadership et a gonflé le score par son adresse à 3 points. Plus rapides, athlétiques, adroites, collectives, le casse tête était insoluble pour les adversaires. J’ai également apprécié le fait qu’elle continue à jouer dans les troisièmes et quatrièmes quarts, bien que le score soit déjà acquis. Cela montrait, pour moi, une forme de respect de l’adversaire en continuant à jouer à leur niveau et à creuser un écart plus grand.

Les Etats-Unis ont montré au monde, qu’ils étaient toujours le pays du basket avec le réservoir de joueurs de talent le plus important.

Le reste du Monde a démontré de belles choses et je me réjouirais à l’avance d’un match USA/ Reste du Monde durant le All Star Game en remplacement du « no defense game » Est/Ouest, que je trouve souvent assez ennuyeux.