HARDEN  : AU FIRMAMENT DE SA CARRIERE

Cette saison semble être celle de tous les records. Il y a peu, sur ce même blog, a été posté un article sur les performances exceptionnelles réalisées par Russell Westbrook. A moins d’un mois d’intervalle, effectuons un petit focus sur le meneur des Rockets de Houston : James Harden.

Tout d’abord, saluons comme il se doit la performance historique réalisée par notre ami le 31 décembre dernier contre les Knicks : 53 points, 17 passes décisives et 16 rebonds. Ces chiffres vertigineux font de lui le premier joueur de l’histoire à aligner plus de 50 points, 15 passes décisives et 15 rebonds dans le même match. Dans un sport où les stats sont plus que présentes, voir dominantes, notons également que l’homme est impliqué dans 95 des 129 points inscrits par son équipe ce soir là. Si la qualité d’un joueur ne peut se résumer seulement à des chiffres, force est de constater que ceux-ci  ne laissent planer aucun doute, ni aucune discussion sur l’impact du joueur sur son équipe. Le célèbre barbu s’est à nouveau fendu d’un triple double le 2 janvier dans la victoire contre Washington avec 23 points 10 passes et 10 rebonds, son neuvième de la saison. Les chiffres sont certes impressionnants, mais ceux qui comptent plus que tout sont ceux de la victoire et les Rockets affichent un bilan de 27 victoires pour 9 défaites, les installant a une solide 3e place à l’ouest derrière les intouchables Warriors et Spurs. Un classement qui pourrait bien faire pencher la balance en faveur d’Harden dans l’attribution du titre de MVP en fin de saison.

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Cette réussite individuelle s’inscrit dans un projet collectif et reconnaissons que le coach Mike D’Antoni a transformé l’équipe en repositionnant Harden au poste de meneur. Un pari osé, mais gagnant pour cet entraîneur spécialiste du jeu offensif. Harden est pourtant à la base plus un deuxième arrière voire un small forward. Certains détracteurs diront que les systèmes de base des Rockets ne sont pas très élaborés. Donner du spacing à Harden en tête de raquette pour soit se créer son propre shoot ou créer un décalage sur un joueur démarqué, après avoir éliminé son défenseur. Certes, nous sommes loin du meneur organisateur à la John Stockton, mais les qualités intrinsèques ne sont pas les mêmes chez les deux joueurs. Autour du meneur, s’articule une équipe plus complete, à titre de comparaison, que celle de son ancien coéquipier du Thunder, Russel Westbrook. Capella se délecte des alleys oops qu’on lui offre, Ariza et Anderson profitent des positions ouvertes à trois points, Beverly est un vrai chien de garde et Gordon joue le rôle de super sub scoreur venu du banc.

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28.4 points, 8.2 rebonds, 11.9 passes décisives et 44, 5 % de réussite au shoot. Ses stats associées au nombre de victoiresde son équipe font de notre homme un candidat très crédible titre de meilleur joueur en fin de saison. Petit bémol. Harden ne sera pas de façon sûre et certaine dans le cinq défensif de la saison. Plus sérieusement, ironie mise à part, si le texan est un attaquant formidable, il ne défend pas et son attitude sur certaines actions défensives en est presque risible, voir non professionnelle. De plus, son jeu à risques entraîne beaucoup de pertes de balles, plus de cinq par match. Mais ces lacunes  sont comblées par ce génie offensif qui emmène les Rockets au sommet de la NBA, quand lui, continue de tutoyer les étoiles.