LA FRATRIE SY : UNE FAMILLE BASKET

Devenir sportif de haut niveau demande du talent, du travail, du mental, des qualités physiques, de l’abnégation et ce soupçon de croyance en soi nécessaire à la réussite dans ce milieu ultra concurrentiel.  Assister à l’ascension d’un membre de sa famille, de son entourage ou de sa ville au niveau professionnel rend admiratif et fier. Certaines familles parviennent à aligner deux champions comme les Gasol en basket, les Klitschko en boxe, les Boateng en foot pour ne citer qu’eux…

En France, dans le milieu du basket, il y a un nom de famille qui force le respect et l’admiration : les SY. En effet, cette fratrie de quatre basketteurs a et continue de marquer le basket hexagonal de son empreinte. Amara, Mamoudou, Mamadou et Bandja dans l’ordre décroissant réalisent l’exploit peu commun d’être quatre basketteurs de haut niveau issus de la même famille.

mamoudou

Dimanche dernier, à l’occasion de la finale de la Leaders Cup, Amara et Bandja s’affrontaient sous les couleurs respectives de Monaco et de Villeurbanne. Un match symbolique, comme un passage de témoin entre l’aîné et le benjamin de la fratrie des basketteurs.

Une finale, qui trouve sa genèse plus de vingt ans en arrière, lorsque le jeune Amara, plus attiré par le football à ses débuts, commença à taper la balle orange avec les grands du terrain du Ponceau à Cergy. Doté d’une bonne taille et de belles qualités athlétiques pour son jeune âge, Amara partit parfaire son jeu dans le club de Cergy, l’ECOP. Un apprentissage de la tactique et de la technique complété par des heures de pratique aux playgrounds des Chênes et du Ponceau, ceci ajouté à la rudesse des confrontations formatrices avec les plus anciens du terrain.
Infecté par le virus du basket, le patient zéro allait maintenant contaminer le reste de la famille. Boostés par la réussite du grand frère,  Mamoudou et Mamadou venaient s’essayer à taquiner la Spalding avec talent et réussite.

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Le premier nommé a fréquenté la Pro B et des clubs de très bon niveau. Il est aujourd’hui à 33 ans, une recrue de choix pour Union Sainte-Marie -Metz Basket. Quant a Mamadou, il a notamment été champion de Pro B avec Boulogne sur Mer et est aujourd’hui un élément essentiel de Brissac. Le plus jeune, Bandja, considéré comme le plus fort des quatre selon l’Amiral, a effectué sa formation aux États-Unis avant de rentrer en France et de nous gratifier de quelques fameux highlights qui tournent sur Youtube et les réseaux sociaux sous les couleurs du mythique club de l’ASVEL en Pro A, où son illustre grand frère a joué pendant plusieurs saisons et laissé une trace indélébile (champion en 2002 et 2009).

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Si le nom des frères SY impose respect et admiration dans le milieu du basket hexagonal professionnel , il jouit de la même reconnaissance dans celui du basket de rue.  Amara fut sacré champion du monde de 1 contre1 lors de la finale du Battleground en 2004, confrontation organisée à Los Angeles. Il a également remporté deux fois le Quai 54. Lui et ses frères sont également des figures emblématiques de ce grand tournoi outdoor, considéré comme l’un des meilleurs et des plus difficiles au monde. Les frères SY ont d ailleurs déjà participé à cet événement en s’alignant dans la même équipe. Quatre frères unis par la passion du basket, qui ne se limite pas uniquement à leur activité professionnelle sur les parquets, mais qui se propage sur le bitume.

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Plus de vingt ans après le début de notre histoire, la finale fratricide de la Leaders Cup allait sacrer le Monaco d’Amara aux dépens du Villeurbanne de Bandja, amenant un trophée de plus à la riche carrière de l’Amiral. Nul doute que le jeune frère aura l’occasion de briller et de ramener un titre dans un futur proche.
Leur maman dont on ne doute pas de l’ enthousiasme avant la rencontre, n’avait bien entendu aucune preference, car ce match, c’est avant tout la réussite d’un clan familial, de quatre jeunes devenus des hommes et des champions, suscitant la fierté de la famille, des proches et de tout une ville. Indissociables du basket et de la ville de Cergy,  les quatre frères continuent de pratiquer leur jeu favori et de tutoyer les étoiles, là où leur père les regarde avec fierté.