Ligue 1 : LA COURSE AU TITRE

La trêve hivernale annonce la fin des matchs allers et l’occasion de tirer un premier vrai bilan de la première partie de la saison. Honnêtement, que celui qui avait prédit que Nice serait leader à la trêve avec deux points d’avance sur Monaco et cinq sur le Paris Saint-Germain se fasse connaître immédiatement, afin de recevoir les félicitations qui lui reviennent de droit. Surprenante équipe azuréenne, qui nous a enchanté durant cette première partie de saison tenant en échec le PSG au Parc deux buts partout et en corrigeant Monaco 4 0 à domicile.

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Les Aiglons ont comblé le départ de Ben Arfa par l’arrivée de « Super » Mario Balotelli, Belhanda et Dante. Trois joueurs en quete de rachat et qui comblent à ravir les spectateurs de l’Allianz Riviera. La force collective niçoise est telle, que l’équipe ne souffre pas d’une Balotelli-dépendance, ce qui leur permet d’enchaîner les bons résultats, même en cas de mauvais match de leur star. Le coach Favre réussit un excellent travail, créant l’alchimie entre jeunes et joueurs plus expérimentés. Rendons également hommage au travail effectué par Claude Puel, qui a amené une stabilité au club, notamment dans les résultats. Alors, Nice peut-il être le Leicester français ? Difficile, mais loin d’être impossible. Être premier après dix-neuf matchs est tout sauf un hasard et les Niçois doivent être pris très au sérieux. Éliminés en phase de poules d’Europa League, les voilà dégagés de toute obligation européenne du jeudi et ont désormais la possibilité de concentrer toute leur énergie pour le championnat.

Cette absence de compétition n’est pas forcément un mal pour un effectif loin d’être pléthorique si Nice possède des atouts pour être champion, le club suscite également quelques questions sur sa capacité à se maintenir à ce rang. En effet, le club azuréen change maintenant de statut et se retrouve dans la position du leader, du chassé. Certes, les points pris ne sont plus à prendre, mais ce nouveau statut pour le club amène de nouveaux objectifs et par conséquent une nouvelle pression. Nice ne peut plus se cacher et le plus difficile commence peut-être maintenant. Des premiers signes de nervosité sont apparus à Bordeaux le weekend dernier avec deux exclusions en fin de match, alors que le score nul zéro à zéro à l’extérieur n’était pas véritablement une contre-performance. Lucien Favre doit mobiliser ses troupes et empêcher les esprits de s’enflammer trop vite. Balotelli et consorts arriveront ils à maintenir le rythme et supporter la pression ? Tout le monde pensait que Leicester ne le réussirait pas l’an dernier. La reprise en janvier va nous donner les premiers indicateurs.

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Le Dauphin monégasque nous a régalé par son jeu offensif dans cette première partie de saison. Une attaque de feu, qui a réalisé quelques cartons spectaculaires, comme le 7 à 0 à Metz. La victoire par 1 à 0 ou 7 à ne valant que trois points dans les deux cas, les Monégasques se retrouvent à deux points des Niçois, mais leur différence de buts de + 36, leur confère quasiment un point de plus que leurs rivaux. Un avantage non négligeable, qui pourrait s’avérer déterminant en fin de saison.

Rendons également grâce à Jardim, le coach, fortement critiqué l’an dernier, à juste titre pour son jeu trop défensif. Le spectacle proposé à Louis II et en déplacement est plus que plaisant et détonne dans une ligue 1, à la réputation défensive et peu spectaculaire. Germain, Carillo, Falcao, Mbappe, ne sont pas les noms les plus ronflants, mais les quatre attaquants frappent fort et le turn-over fonctionne à merveille. Si la double confrontation contre Manchester City ne laisse pas trop de traces et d’influx, les hommes du rocher peuvent raisonnablement penser au titre à la fin de la saison.

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Le PSG se trouve dans une autre problématique. Le club de la capitale, accroché à la troizième place ne vit absolument pas la même saison que l’an dernier ou il l’avait terminé avec plus de trente points d’avance. Déjà quatre défaites au compteur en dix neuf journées contre une seule pour toute l’année dernière. Plus que les mauvais résultats, c’est le jeu qui inquiète. Les défaites n’étaient pas des hold-up, mais des matchs équilibrés. Paris compte le meilleur buteur du championnat en la personne de Cavani avec 18 buts en 19 matchs. Bien que la performance du goleador se doit d’être saluée, elle inquiète également. En effet, une Cavani-dépendance se crée et il n’y a pas d’autres buteurs en cas d’absence de l’Uruguayien. Le discours d’Émery ne semble pas passer et on attend toujours une identité de jeu, comme l’avait trouvé Laurent Blanc.

Au bout d’un certain temps, les comparaisons deviennent inévitables. Ces choix amènent à discussion et notamment le maintien dans le onze de départ de Di Maria, malgré des performances très moyennes, voire décevantes par rapport au niveau attendu. À cela, ajoutons une double confrontation contre le Barça, dans laquelle une élimination ne serait pas une surprise. Les joueurs pourraient être touchés psychologiquement si les Catalans venaient à corriger Paris. L’arrivée de Draxler au mercato d’hiver résoudra-t’elle tous les problèmes ? Gagner le championnat est le minimum syndical pour le Paris-Saint-Germain. De plus, lorsque l’on regarde l’effectif au complet, Paris a sans conteste le meilleur de France. Le retour d’un Rabiot, la remise en forme d’un Verratti doivent permettre aux Parisiens de dominer la Ligue 1, objectif primordial des parisiens au vu d’un avenir plus inquiétant en Ligue des Champions. 2017 ne sera ou ne pourra être comme 2016, sous peine de voir le vestiaire imploser et l’expérience Emery s’arrêter plus tôt que prévue.

Le pronostic du Stock Report :

1 Paris-Saint-Germain

2 Monaco

3 Nice

1 thought on “Ligue 1 : LA COURSE AU TITRE”

  1. Super le stock… Continues… Merci et ts mes voeux de propserite

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