Mr Stan Wawrinka

Être présent dans les grands rendez-vous sportifs est une qualité rare, qui différencie les grands champions des autres joueurs.

Je souhaiterais par ce post rendre hommage à Stan Wawrinka, tout juste auréolé de son titre à l’US Open 2016 et de ce fait, vainqueur de son troisième Grand Chelem. L’exploit n’est pas mince, lorsque l’on constate que les quatre ogres, Federer, Nadal, Djokovic et Murray, ne laissent que très peu de miettes à leurs rivaux depuis dix ans.

Stan Wawrinka

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non, il n’y a pas de victoires au rabais et je félicite également un Krajicek, qui a su saisir l’énorme opportunité, il y a vingt ans, de remporter Wimbledon, devant Washington, alors classé entre la trentième et quarantième place mondiale. Malgré cela, la qualité de l’adversité rencontrée fait aussi la grandeur d’un champion.

Pour sa première victoire à l’Open d’Australie en 2014, Stan (permets-moi cette familiarité) a successivement battu en quart, demi et finale, Djokovic, Berdych et Nadal. Nul doute, que les bookmakers, ne faisaient pas de lui leur favori, même face à Berdych. Une victoire, qui ne doit rien au hasard ou à un tableau favorable, dans lequel les têtes de séries seraient tombées les unes après les autres.

L’année suivante, il prive « Nole » de son premier Roland Garros, grâce à un superbe tennis. Ce jour la, Djoko n’a pas failli, mais Stan était tout simplement injouable, notamment grâce à la qualité de son revers.

Jouer son meilleur tennis en finale n’est pas à la portée de tous et combien se sont liquéfiés sur un court central sous les yeux de 15000 spectateurs.

Cette troisième victoire en Grand chelem pour le Suisse est la confirmation, qu’il est un homme de grands rendez-vous, en clair un champion passé dans un autre dimension (3 finales, 3 victoires, une contre Rafa, deux contre Djoko). Pour conforter cette impression de la capacité à se sublimer dans les grands rendez-vous, je soulignerais le fait que c’était seulement la 5ème victoire du Suisse contre le Serbe en 25 confrontations, soit seulement 20 % de succès, mais que trois victoires ont eu lieu en Grand Chelem. Un ratio de victoires dont se contenterait un grand nombre de joueurs hors »big four ». Demandez à Gaël Monfils et ses treize défaites contre »Nole » en autant de matchs.

Il faut également mettre en avant la présence permanente de « Stanimal » dans le top 10-15 depuis depuis des années et dans le top 8 depuis deux ans. Une performance, qui aurait aurait été magnifiée du temps où le meilleur joueur Suisse se nommait Marc Rosset. Mais voila, son compatriote n’est autre que Roger Federer, considéré comme le meilleur joueur de tous les temps. Même si cela a du lui retirer un peu de pression par rapport aux attentes du public Suisse, ses bons résultats ont clairement été éclipsés par la domination exercée sur le tennis mondial par son illustre compatriote. Il faut parfois une grande force de caractère pour vivre dans l’ombre d’un tel champion.

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Je terminerais cet hommage par un petit clin d’œil à nos chers mousquetaires du tennis. J’ai toujours défendu la thèse, que cette génération dorée, s’était malheureusement trouvée dans l’ère des quatre « hall of famers », déjà monstres du tennis, bien qu’ils soient toujours en activité.

Cependant, je persiste à croire que Stan n’était pas plus fort que Tsonga, Monfils, Gasquet, voire Simon. J’avoue rencontrer quelques regrets, quand je vois ce que Stan a accompli dans l’adversité par rapport à nos petits frenchies. Qu’est ce qui fait qu’un champion passe le cap et pas un autre ? Ceci ne fait que conforter le fait, que le sport de haut niveau n’est pas seulement une question de talent, mais aussi de mental et d’abnégation.

Je vous tire un grand coup de chapeau Monsieur STAN, en vous rappelant, que seul Wimbledon manque à votre palmarès. Vous pourriez ainsi rejoindre le club très fermé des vainqueurs des quatre Grands Chelems.

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